publié le Lundi 15 Novembre 2021|Actus - Digital

Aujourd’hui, il n’est plus envisageable de sortir un programme immobilier neuf qui ne soit pas ″smart″, estime Pascal Zerates, CEO de Kardham Digital, ESN dédiée aux parcours de l’Humain dans le bâtiment. Selon lui, « un bâtiment est un lieu où se concentrent des flux de personnes et de services. Le ROI sur l’énergétique est quasiment un ″must have″, mais les clients recherchent plus de services autour de l’infrastructure et à améliorer la valeur d’usage pour les occupants ». L’évolution vers les services devient donc inéluctable. Faire du smart building nécessite de déployer des plateformes informatiques évolutives via des prestations de services. On raisonne en termes d’exploitation, de maintenance et de mises à niveau permanentes, tant du point de vue des fonctionnalités que de la sécurité informatique. Or, l’horloge de l’immobilier n’est pas celle de l’informatique et du digital.

 

Le secteur de l’immobilier s’est bien approprié la notion de bâtiments intelligents. Il se passe sur ce secteur ce qui s’est passé sur le secteur de la cybersécurité« L’immobilier fait sa révolution digitale. Il ne s’agit pas d’une disruption négative, mais plutôt d’apporter une valeur supplémentaire au bien immobilier grâce à un hub digital ».

 

Gommer la technique, se focaliser sur les usages

 

Quand on pense aux baux commerciaux, aux programmes immobiliers, à la construction d’un bâtiment, on s’engage sur plusieurs dizaines années. Le rapprochement du digital et de l’immobilier passe par le service. Ce dernier permet de s’affranchir des différences techniques, d’avoir des contrats de services alignés sur les baux commerciaux et les programmes bâtimentaires. En outre, le service gomme la complexité inhérente aux bâtiments intelligents. Il doit être visible contrairement à la technologie qui doit rester transparente pour l’usager final. Ainsi l’opérateur de services doit s’engager sur des SLA (Service Level Agreements), sur des usages, sur la mise à disposition de fonctionnalités mais pas sur le défi technologique, qui reste un sujet propre à l’opérateur. « Désormais, quand on tire un câble, quand on met des équipements en bout de chaîne pour faire de la transmission, on ne se pose plus la question du type de câble ni des systèmes de commutation. On se préoccupe de l’expérience vécue par l’utilisateur et de ses ressentis ».

 

 

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